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Le Lycée François Mansart dans la Presse

Les élèves de première au théâtre

Par admin francois-mansart, publié le jeudi 15 octobre 2020 10:23 - Mis à jour le vendredi 16 octobre 2020 22:35
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Les élèves de 1G2 sont allé au théâtre de la Croix Rousse pour le début du projet théâtre. C.Noilly nous propose sont poème fort sur les violences conjugales composé dans le cadre de ce projet

Les élèves de Première générale du lycée François Mansart se sont rendus au Théâtre de la Croix Rousse mardi 12 octobre dans le cadre d’un projet culturel qui les occupera jusqu’au printemps prochain. Ils ont participé à un atelier avec la comédienne Anna Pabst, qui leur a appris à mettre en voix les poèmes qu’ils avaient écrits en classe. En effet, après avoir étudié des poèmes de Baudelaire, de Victor Hugo et des chansons de Brassens ou Gainsbourg dénonçant l’exploitation des plus vulnérables et les humiliations subies par certaines catégories sociales, les élèves ont rédigé des poèmes dénonçant le traitement qui était parfois infligé aux « invisibles ». Dans cette perspective, ils ont assisté en soirée au spectacle Le Quai de Ouistreham, adapté du récit de Florence Aubenas et joué par Louise Vignaud. Tous semblaient satisfaits de leur expérience et sont impatients de continuer le travail commencé en janvier, pour leur prochaine sortie à la Croix Rousse.

 

Où vont ces femmes résignées ?

Que font-elles, ces âmes désespérées ?

Que pensent-elles, effacées dans l'ombre de l'homme ?

Le soleil descend et leur angoisse monte.

Chaque soir, quand sonne huit heures,

Le mari, titubant, passe la porte.

Elle baisse la tête, tremble déjà.

Pour un mot de travers,

Pour un geste maladroit,

Les coups tombent

Comme autant de gouttes dans un ciel d'orage.

Entrainée dans une valse meurtrière,

Ici, pas de musique,

Seuls résonnent les coups et les cris.

Dans cette danse,

Chaque nouveau pas est une nouvelle plaie.

Et lorsque vient la fin, il disparaît,

La laissant seule prostrée sur le sol,

Noyée dans son sang et ses pleurs.

Ce soir, lorsque sonne huit heures,

Tout se répète :

L'angoisse, le mari, et la valse.

Mais cette fois, c'est le pas de trop,

Et dans un dernier cri de douleur,

Elle s'écroule.

Mais ce n'est pas la seule à mourir de la sorte.

Chaque année, ils sont des centaines,

Hommes et femmes,

A tomber sous les coups.

Personne ne devrait subir cette violence,

Personne ne devrait mourir d'amour,

D'un amour dit trop fort.

Personne ne devrait cela pour lui.

Parce qu'ils ne devraient pas avoir honte.

Ce sont ces bourreaux, ces assassins,

Ces gens capables de détruire une vie,

Qui devraient être rongés par les remords.

Si seulement les gens pouvaient comprendre,

Qu'aimer trop fort c'est aimer de tout son être,

C'est vouloir le bonheur de l'autre plus que le sien,

C'est aimer à en mourir,

Pas à en tuer.

Célia Noilly